IRM et claustrophobie à Lyon : comment se préparer ?

Patiente rassurée par une soignante avant un examen IRM
17/09/2026

Passer une IRM quand on est claustrophobe peut être une source d’appréhension importante. La perspective de rester allongé dans le tunnel de l’appareil, les bruits de l’examen ou la peur de ne pas pouvoir sortir rapidement peuvent provoquer une anxiété parfois intense en fonction des patients.

La claustrophobie pendant une IRM est une difficulté connue des équipes d’imagerie. Elle doit idéalement être signalée dès la prise de rendez-vous afin que l’examen puisse être anticipé dans les meilleures conditions possibles. À l’IMPL, à Lyon, plusieurs mesures d’accompagnement peuvent être envisagées, notamment une préparation adaptée et, dans certains cas, le recours à l’hypnose médicale.

Pourquoi l’IRM peut-elle être difficile en cas de claustrophobie ?

L’IRM, ou imagerie par résonance magnétique, est un examen permettant d’obtenir des images détaillées de nombreuses parties du corps sans utiliser de rayons X.

Pour réaliser les images, le patient est installé sur une table qui se déplace à l’intérieur d’un tunnel ouvert aux deux extrémités. Selon la zone étudiée, une partie plus ou moins importante du corps se trouve à l’intérieur de l’appareil.

Chez une personne souffrant de claustrophobie, cette configuration peut entraîner une sensation d’enfermement. Les bruits importants produits par la machine, la durée de certaines séquences et la nécessité de rester immobile peuvent également accentuer l’anxiété pendant l’IRM.

Les réactions peuvent être très différentes d’un patient à l’autre. Certaines personnes ressentent seulement une gêne passagère, tandis que d’autres peuvent éprouver une forte anxiété ou avoir déjà dû interrompre un examen.

Le fait d’être claustrophobe ne signifie toutefois pas automatiquement qu’une IRM sera impossible à réaliser. Une bonne préparation et un accompagnement adapté peuvent aider de nombreux patients à mieux vivre l’examen.

Comment passer une IRM quand on est claustrophobe ?

La première mesure consiste à ne pas attendre le jour de l’examen pour parler de ses difficultés. Une IRM en cas de claustrophobie peut nécessiter une organisation ou une préparation particulière.

Informer les secrétaires dès la prise de rendez-vous et prévenir les équipes médicales le jour de l’examen

Il est conseillé de signaler sa claustrophobie au moment de la prise de rendez-vous, en particulier si :

  • une précédente IRM a dû être interrompue ;
  • une crise d’angoisse s’est déjà produite lors d’un examen ;
  • un accompagnement spécifique a été nécessaire par le passé.

Ces informations permettent à l’équipe d’anticiper les difficultés et de proposer des solutions. Pour les patients qui doivent passer une IRM à Lyon, les équipes de l’IMPL recommandent une consultation préalable afin de vous montrer les équipements et de vous expliquer le déroulement de l’examen. Savoir précisément ce qui va se passer permet souvent de réduire une partie de l’appréhension.

Pendant l’examen, le patient est installé dans une position allongée. La table se déplace ensuite progressivement à l’intérieur de l’appareil. L’IRM émet différents bruits pendant l’acquisition des images. Une protection auditive est prévue afin d’en limiter l’intensité et un casque avec de la musique permet de diminuer la gêne.

Il est important de rester immobile pendant l’examen, car les mouvements peuvent altérer la qualité des images et nécessiter de recommencer certaines acquisitions.

La durée varie selon l’organe étudié et les séquences nécessaires.

Que se passe-t-il si je me sens angoissé pendant l’IRM ?

L’une des principales craintes exprimées par les personnes souffrant de peur de l’IRM est de ne plus pouvoir communiquer avec l’extérieur une fois installées dans l’appareil.

Le patient n’est pourtant pas laissé seul sans surveillance. Avant de commencer, une sonnette est donnée au patient. L’équipe reste attentive pendant l’examen et le patient peut solliciter le manipulateur à tout moment.

Savoir que l’équipe reste disponible constitue déjà un repère rassurant pour certaines personnes.

Il est également utile d’exprimer son ressenti sans chercher à minimiser son anxiété. La claustrophobie en IRM est une situation connue des professionnels médicaux, et la signaler permet d’adapter l’accompagnement.

Quelles solutions peuvent aider à mieux vivre une IRM ?

Il n’existe pas une méthode unique adaptée à tous les patients. Les solutions dépendent de l’intensité de l’anxiété, des expériences précédentes et de l’examen à réaliser.

Se préparer avant l’examen

Une bonne préparation commence par des informations claires.

Comprendre comment se déroule l’examen, connaître la durée approximative et savoir comment communiquer avec l’équipe permet de réduire une partie de l’incertitude.

Avant le rendez-vous, il est donc possible de poser toutes les questions nécessaires concernant le déroulement de l’IRM et de signaler les éventuelles difficultés rencontrées lors d’examens précédents. Il peut également être utile de consulter les informations permettant de préparer sa visite afin d’arriver le jour de l’examen avec les documents nécessaires et de connaître les principales consignes.

Respirer et porter son attention ailleurs

Lorsque l’anxiété augmente, la respiration a tendance à devenir plus rapide et plus superficielle. Se concentrer sur une respiration régulière et profonde peut aider à limiter cette réaction.

Pendant l’examen, certaines personnes trouvent également utile de porter leur attention sur autre chose que la machine : compter leurs respirations, imaginer un lieu familier, se rappeler un moment agréable ou suivre attentivement les indications du manipulateur. Ces techniques simples peuvent participer à un meilleur contrôle de l’appréhension.

L’hypnose médicale pour accompagner certains patients

L’hypnose médicale pendant une IRM fait partie des possibilités proposées à certains patients claustrophobes.

Les manipulateurs de l’IMPL sont formés à cette approche. Elle consiste à guider progressivement l’attention du patient vers une image, une sensation ou un souvenir afin de diminuer l’importance accordée à l’environnement immédiat.

Le patient ne dort pas et reste capable de communiquer avec le professionnel pendant l’accompagnement.

Lorsque cela est pertinent, une consultation préalable peut être organisée afin de préparer l’examen. Les patients qui souhaitent mieux comprendre cette approche peuvent également consulter les informations consacrées à l’hypnose médicale à l’IMPL.

Un traitement contre l’anxiété est-il parfois possible ?

Dans certaines situations, une aide médicamenteuse peut être envisagée afin de réduire une anxiété importante.

Cette décision doit toutefois être discutée en amont avec le médecin traitant. Il est déconseillé de prendre un médicament anxiolytique de sa propre initiative avant une IRM.

Selon le traitement utilisé, des précautions particulières peuvent notamment être nécessaires concernant la vigilance ou la conduite après l’examen.

Peut-on réussir une IRM après un précédent échec ?

Oui, avoir interrompu une précédente IRM à cause d’une crise d’angoisse ou d’une claustrophobie importante ne signifie pas qu’un nouvel examen sera nécessairement impossible.

Il est cependant essentiel d’en informer l’équipe dès la prise de rendez-vous.

L’expérience précédente permet aux professionnels de mieux comprendre les difficultés rencontrées : sensation d’enfermement, peur de manquer d’air, impossibilité de rester immobile ou anxiété déclenchée dès l’entrée dans la salle.

Une préparation différente ou un accompagnement spécifique pourra alors être étudié.

L’objectif n’est pas de garantir que l’examen pourra être réalisé dans tous les cas, mais de réunir les conditions les plus adaptées au profil du patient.

Questions fréquentes sur l’IRM et la claustrophobie

Comment passer une IRM quand on est très claustrophobe ?

Il est important de prévenir le centre dès la prise de rendez-vous. L’équipe pourra évaluer les difficultés rencontrées et préciser les possibilités d’accompagnement. Une préparation spécifique, des techniques de gestion de l’anxiété ou, dans certaines situations, l’hypnose médicale peuvent être envisagées.

Peut-on arrêter une IRM si l’on panique ?

Le patient reste en communication avec l’équipe pendant l’examen et peut signaler toute difficulté. Une sonnette permet d’alerter le manipulateur et est donnée au patient en début d’examen.

Peut-on prendre un calmant avant une IRM ?

Un traitement contre l’anxiété peut parfois être envisagé, mais uniquement après avis du médecin traitant. Il est déconseillé de prendre un anxiolytique de sa propre initiative avant l’examen.

Une IRM ouverte est-elle obligatoire lorsqu’on est claustrophobe ?

Non. Être claustrophobe ne signifie pas nécessairement qu’une IRM ouverte est indispensable. De nombreux examens peuvent être réalisés avec une préparation et un accompagnement adaptés.