La radiologie interventionnelle à Lyon combine l’utilisation de techniques d’imagerie médicale avancées et la réalisation de gestes mini-invasifs. Elle permet de diagnostiquer certaines pathologies, notamment tumorales, et de traiter certaines douleurs ou pathologies ostéoarticulaires.
Sous guidage de l’imagerie, le médecin radiologue peut réaliser des actes diagnostiques, comme des biopsies ou des cytoponctions, afin de préciser un diagnostic et d’orienter la prise en charge. La radiologie interventionnelle permet également la réalisation d’actes thérapeutiques, dans des conditions de précision et de sécurité adaptées.
Cette approche offre une alternative moins invasive à certaines procédures classiques. Les gestes sont généralement réalisés en ambulatoire, sous anesthésie locale, avec la possibilité de recourir à l’hypnose médicale lorsque cela est indiqué.
Qu’est-ce que la radiologie interventionnelle ?
La radiologie interventionnelle regroupe des gestes médicaux réalisés sous contrôle de l’imagerie : échographie, radiographie, scanner ou scopie. L’image permet au radiologue de guider précisément son geste vers la zone à explorer ou à traiter.
Elle peut avoir un objectif diagnostique, lorsqu’il s’agit de prélever un tissu ou des cellules pour analyse. Elle peut aussi avoir un objectif thérapeutique, lorsqu’elle vise à soulager une douleur, traiter une lésion ou renforcer une structure fragilisée.
Toutes ces procédures sont réalisées dans des conditions d’asepsie stricte, avec des médecins radiologues spécialisés.
Actes diagnostiques guidés par l’imagerie
Dans les centres IMPL de Créqui, Vaise et Craponne, des actes diagnostiques sont réalisés en lien avec certaines pathologies gynécologiques, mammaires, ORL ou ganglionnaires.
Ces gestes permettent de mieux caractériser une anomalie observée lors d’un examen clinique ou d’un examen d’imagerie. Ils sont réalisés sous guidage de l’imagerie afin de cibler précisément la zone à prélever.
Parmi les actes diagnostiques proposés, on retrouve notamment les biopsies mammaires, les hystérographies, ainsi que les cytoponctions thyroïdiennes et ganglionnaires.
Actes thérapeutiques en radiologie interventionnelle
Le second volet de la radiologie interventionnelle concerne les actes thérapeutiques. Ces gestes sont réalisés sur le site de la Clinique du Parc et dans les différents centres IMPL, selon l’indication médicale et les modalités techniques nécessaires.
Ils peuvent notamment concerner la prise en charge de douleurs ostéoarticulaires, rachidiennes ou articulaires. Le choix du geste dépend toujours de la prescription, du bilan d’imagerie et de l’avis du spécialiste ou du radiologue.
Avant l'examen
Avant un acte de radiologie interventionnelle à Lyon, une consultation peut être organisée avec votre spécialiste ou avec le médecin radiologue. Cette étape permet de vérifier l’indication, d’expliquer le déroulement du geste et de répondre à vos questions.
Selon le type d’intervention, certaines consignes peuvent vous être transmises avant le rendez-vous. Il est important de signaler vos antécédents médicaux, vos traitements en cours, une allergie connue, une grossesse ou toute information pouvant être utile à votre prise en charge.
Le jour du geste, l’équipe vous accompagne à chaque étape afin de réaliser l’intervention dans les meilleures conditions possibles.
Infiltrations ostéoarticulaires
Les infiltrations peuvent être réalisées sous contrôle échographique ou radiographique. Elles consistent à injecter un traitement au niveau d’une articulation, d’un tendon ou d’une zone douloureuse, selon l’indication médicale.
Les produits utilisés peuvent notamment être des dérivés cortisonés, une viscosupplémentation ou une injection de plasma enrichi en plaquettes, aussi appelé PRP.
L’objectif est d’apporter le traitement directement au contact de la zone concernée, grâce au guidage de l’imagerie. Ce guidage permet de contrôler le geste et de cibler précisément la région à traiter.
Infiltrations rachidiennes sous scanner
Les infiltrations rachidiennes permettent d’injecter un médicament anti-inflammatoire, généralement un corticostéroïde, directement dans la zone à l’origine de la douleur. Ce geste est réalisé sous guidage du scanner.
Selon l’indication, trois voies d’abord peuvent être utilisées :
- infiltration épidurale
- infiltration foraminale
- infiltration articulaire postérieure
Ces gestes peuvent être proposés pour soulager des douleurs liées à l’irritation d’un nerf, comme une sciatique ou une cruralgie, souvent en lien avec un conflit entre le nerf et une hernie discale. Ils peuvent également être utilisés dans le cadre de douleurs liées à l’arthrose articulaire postérieure.
Cimentoplastie ou vertébroplastie
La cimentoplastie, aussi appelée vertébroplastie lorsqu’elle concerne une vertèbre, est une technique de renforcement vertébral. Elle peut être utilisée dans le traitement de certaines fractures ou de certaines lésions vertébrales, comme des métastases osseuses, des lésions primitives ou des angiomes.
Le traitement consiste à injecter un ciment biologique sous contrôle du scanner et de la radiographie. Une anesthésie locale plan par plan est réalisée jusqu’à la vertèbre cible.
Le ciment est ensuite injecté avec précision dans la vertèbre à l’aide de trocarts, sous contrôle en temps réel de l’imagerie et du couple scanner-scopie.
Rhizolyse ou thermocoagulation
La rhizolyse, également appelée thermocoagulation facettaire, est un geste pour certaines douleurs zygapophyaire à l’étage lombaire.
Elle consiste à réaliser une destruction thermique transitoire de fibres nerveuses impliquées dans la transmission de la douleur. L’objectif est d’inhiber les nerfs responsables de la symptomatologie douloureuse, notamment au niveau des articulations entre les vertèbres.
Ce geste est proposé selon l’indication médicale, après analyse du contexte clinique et du bilan d’imagerie.
Après le geste
Après un acte de radiologie interventionnelle, une surveillance peut être réalisée selon le type de procédure. Les consignes de sortie vous sont expliquées par l’équipe médicale.
Le compte rendu est ensuite transmis selon les modalités du centre, au patient et/ou au médecin prescripteur. Le suivi est assuré en lien avec le médecin ou le spécialiste à l’origine de la demande.