Lors d’un scanner, il peut être nécessaire d’injecter un produit de contraste iodé afin d’obtenir des images plus précises de certaines structures du corps. Cette injection n’est toutefois pas systématique : elle dépend de la zone examinée, de la pathologie recherchée et du protocole défini par le médecin radiologue.
Avant un scanner avec injection à Lyon, les équipes de l’IMPL vérifient les informations médicales. Le déroulement de l’injection, les sensations possibles et les consignes sont expliqués par le manipulateur au patient afin que l’examen puisse être réalisé dans les meilleures conditions.
À quoi sert le produit de contraste lors d’un scanner ?
Le scanner, également appelé tomodensitométrie ou scanner TDM, utilise les rayons X pour produire des images en coupes des différentes structures du corps.
Dans certaines situations, le contraste naturel entre les différents organes ne permet pas d’obtenir toutes les informations recherchées. L’injection d’un produit de contraste iodé améliore alors temporairement les images entre certaines structures, ce qui permet de mieux les distinguer.
Il peut notamment permettre de mieux visualiser les vaisseaux sanguins, certains organes ou certaines anomalies. L’objectif est d’apporter au radiologue des informations supplémentaires utiles à l’interprétation de l’examen et au diagnostic. La Société Française de Radiologie (SFR) rappelle que les produits de contraste permettent notamment d’améliorer l’identification d’anomalies anatomiques, morphologiques ou fonctionnelles.
Le produit de contraste ne constitue donc pas un traitement. Il est utilisé pendant l’examen pour améliorer la visibilité de certaines structures et est éliminé naturellement au bout de quelques minutes.
Tous les scanners nécessitent-ils une injection ?
Non. Un scanner avec contraste n’est pas nécessaire pour toutes les indications.
Certains examens sont réalisés sans injection, tandis que d’autres nécessitent l’administration d’un produit de contraste pour répondre à la question posée par le médecin prescripteur. La décision dépend notamment de l’organe étudié et de l’anomalie recherchée.
À l’IMPL, l’injection de produit de contraste est réalisée uniquement lorsque le protocole de l’examen le nécessite.
Dans quels cas un scanner avec injection peut-il être prescrit ?
Les indications sont nombreuses et varient selon la situation médicale.
Un scanner injecté peut notamment être utilisé pour explorer certains organes du thorax, de l’abdomen ou du pelvis, et pour caractériser certaines anomalies observées.
L’injection est également particulièrement utile pour l’exploration des vaisseaux sanguins. Lors d’un angioscanner, par exemple, le produit de contraste iodé permet de visualiser le réseau vasculaire et de rechercher certaines anomalies comme une sténose, un anévrisme, une embolie ou une malformation vasculaire.
En pratique, l’utilisation d’un produit de contraste n’est donc pas liée au scanner lui-même, mais à la question médicale à laquelle l’examen doit répondre.
Quelles précautions prendre avant un scanner avec injection ?
Le produit de contraste iodé est couramment utilisé en imagerie médicale. Certaines informations doivent toutefois être connues avant l’injection afin d’adapter la prise en charge si nécessaire.
Lors de la prise de rendez-vous ou avant l’examen, il est notamment important de signaler :
- une grossesse en cours ou possible ;
- une insuffisance rénale ou une maladie rénale connue ;
- les traitements pris régulièrement ;
- une maladie chronique pouvant nécessiter des précautions particulières ;
- toute réaction survenue lors d’une précédente injection de produit de contraste.
L’IMPL demande notamment aux patients présentant une insuffisance rénale de la signaler et d’apporter leurs derniers résultats biologiques.
Faut-il faire une prise de sang avant l’injection ?
Pas systématiquement.
Selon l’âge, les antécédents et la situation médicale, un bilan sanguin permettant notamment d’évaluer la fonction rénale peut être demandé avant l’injection.
Si une prise de sang est nécessaire, cette information est précisée au patient lors de la prise de rendez-vous. Il est donc important de respecter les consignes transmises.
Allergie à l’iode : de quoi parle-t-on exactement ?
L’expression « allergie à l’iode » est souvent employée par les patients, mais elle est médicalement imprécise.
Une allergie aux fruits de mer ou à un antiseptique iodé comme la Bétadine ne signifie pas, à elle seule, qu’une personne présentera une réaction au produit de contraste iodé utilisé lors d’un scanner.
L’information la plus importante à communiquer à l’équipe est l’existence d’une réaction lors d’une précédente injection de produit de contraste. Selon la nature de cette réaction, des précautions ou un bilan allergologique peuvent être nécessaires avant de réaliser une nouvelle injection.
Faut-il modifier ses traitements avant l’examen ?
Il ne faut pas interrompre un traitement de sa propre initiative.
Certaines situations peuvent nécessiter une adaptation, mais les recommandations ont évolué au fil du temps. Par exemple, la metformine utilisée dans le traitement du diabète n’est plus interrompue avant un scanner injecté lorsque la fonction rénale est satisfaisante. Des précautions spécifiques restent toutefois nécessaires dans certaines situations.
Le patient doit donc simplement signaler ses traitements et suivre les consignes données par son médecin ou par l’équipe d’imagerie.
Comment se déroule l’injection du produit de contraste ?
Lorsqu’une injection est prévue, le manipulateur en électroradiologie vérifie tout d’abord les informations nécessaires à la réalisation de l’examen.
Une voie veineuse est ensuite généralement mise en place au pli du bras. Le produit de contraste est injecté juste avant l’acquisition des images.
Le patient est installé sur la table du scanner qui se déplace à travers l’anneau. Le manipulateur reste à côté du patient et lui donne les consignes nécessaires, par exemple de rester immobile ou de bloquer momentanément sa respiration.
L’injection est rapide, de l’ordre de quelques secondes. À l’IMPL, la durée d’un scanner est généralement d’environ cinq à dix minutes en fonction des protocoles.
Que ressent-on pendant l’injection ?
La sensation la plus fréquemment décrite lors de l’injection du produit de contraste est une impression de chaleur qui se diffuse rapidement dans le corps ou une forte envie d’uriner.
Cette sensation est habituelle, transitoire et disparaît généralement très rapidement en quelques secondes. Certaines personnes peuvent également percevoir momentanément un goût inhabituel dans la bouche.
Ces sensations sont fréquentes et ne signifient pas qu’une complication est en train de se produire.
Il est néanmoins important de signaler immédiatement au manipulateur toute gêne inhabituelle ressentie pendant, mais surtout après l’injection, notamment en cas de difficulté à respirer, d’apparition de plaques cutanées, etc.
Une réaction au produit de contraste est-elle possible ?
Comme pour tout médicament, une réaction au produit de contraste iodé peut survenir. Elle est rare.
Les produits de contraste sont couramment utilisés et généralement bien tolérés. Certaines réactions sont légères et transitoires. Des réactions plus importantes peuvent également survenir et nécessitent alors une prise en charge adaptée.
L’antécédent d’une réaction lors d’une précédente injection constitue une information particulièrement importante à transmettre à l’équipe avant l’examen.
À l’IMPL, lorsqu’un antécédent de réaction est signalé, l’équipe peut faire le point avec le patient et, selon la situation, demander des examens complémentaires ou un avis allergologique avant une nouvelle injection.
Que faire après un scanner avec injection ?
Une fois les acquisitions terminées, la voie veineuse est retirée et le patient peut généralement reprendre ses activités habituelles.
Après l’administration d’un produit de contraste iodé, il peut être recommandé de bien s’hydrater afin de favoriser son élimination, sauf lorsqu’une situation médicale impose des consignes différentes.
En cas de manifestation inhabituelle après le retour à domicile, il est important de demander un avis médical et de préciser qu’un produit de contraste iodé a récemment été administré.
Quand obtient-on les résultats du scanner ?
Après l’examen, les images sont étudiées par un médecin radiologue.
À l’IMPL, le radiologue interprète les images, donne une première explication oralement au patient et rédige un compte rendu détaillé. Les résultats sont ensuite télétransmis au médecin traitant ou au médecin ayant prescrit le scanner. Ils peuvent également être consultés en ligne.
Questions fréquentes sur le scanner avec injection
Est-ce que tous les scanners nécessitent une injection ?
Non. Certains scanners sont réalisés sans produit de contraste. L’injection est utilisée lorsqu’elle apporte des informations supplémentaires utiles au diagnostic.
Pourquoi ressent-on de la chaleur pendant l’injection ?
Le passage rapide du produit de contraste iodé dans la circulation peut provoquer une sensation de chaleur diffuse dans le corps. Cette sensation est habituelle et disparaît généralement en quelques secondes.
Peut-on faire un scanner avec injection en cas d’insuffisance rénale ?
Une insuffisance rénale ne signifie pas automatiquement qu’un scanner avec injection est impossible. La situation doit cependant être signalée à l’équipe, qui décide au cas par cas.
Prendre rendez-vous pour un scanner médical à Lyon
Le recours à un scanner avec injection dépend de l’indication médicale et du protocole pour obtenir les informations recherchées.
Pour préparer son examen, transmettre une information médicale particulière ou organiser un rendez-vous, il est possible de prendre rendez-vous pour un scanner médical à Lyon auprès de l’IMPL.